Le jour où Marc Cerrone a rencontré Daft Punk

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Au début des années 2000, Marc Cerrone est en train de tente de mettre fin, comme il peut, à un long passage à vide médiatique. La boule à facettes du disco ne tourne plus rond dans les clubs, désormais inondés par la house music. Et il faudra attendre sa collaboration avec Bob Sinclar, sur le DJ mix « Cerrone by Bob Sinclar » en 2001, pour faire repartir la machine. Grâce aux samples, Marc Cerrone a pu traverser dépasser les frontières, les décennies et les générations. Et le DJ français n’est pas le seul à s’intéresser à cette légende.

Cerrone : « Si je n’avais pas découvert la batterie, je serais devenu délinquant »

Aux prémices de ce nouveau millénaire plein d’espoir et de mythes, les Daft Punk enregistrent leur deuxième album studio masqué, « Discovery », qui sortira le 9 mars 2001. Un an plus tôt, Thomas Bangalter, le casque d’argent, et son acolyte doré Guy-Manuel de Homem-Christo prennent contact avec le pape du disco.

Comme il l’explique dans notre vidéo ci-dessous, tournée chez lui en février 2020 :

Les Daft ont en réalité une idée bien précise dans leur carte mère : sampler le mythique « Supernature », titre sorti en 1977 qui dénonçait déjà l’état écologique désastreux de notre planète.

« Guyman [Guy-Manuel de Homem-Christo, NDLR] est venu me voir, très gentil. Il souhaitait avec son duo acquérir les droits pour sampler “Supernature”. Nous étions respectueux de l’un et de l’autre, de manière très simple. Je garde un souvenir de quelqu’un de très modeste et de très gentil. J’étais surpris car il est venu avec un poster d’un concert que j’avais donné au début des années 1980 pour que je le lui dédicace. »Daft Punk, épiphanie pour le duo électro

Impressionné, donc, face à ce monument international de l’industrie musicale et du disco. Très vite, un accord est conclu et « Veridis Quo » sera le onzième morceau de l’album. Un titre qui peut être interprété comme l’homophone de « Very Disco ». Et si l’on classe les syllabes dans le bon ordre, « Disco very » apparaît. La boucle est bouclée par le duo parisien. De quoi rendre fier le père fondateur de la « French Touch », depuis son home studio parisien, à Saint-Germain-des-Prés :

« Tous ces samples, en général, ont fait que mes sons n’ont pas vieilli. C’est grâce à eux que sur le plan disco, les choses se sont remises en place aujourd’hui. »Vitalic : « Nous aurons de superbes années de clubbing après le Covid-19 »

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