Nancy: une femme blessée au couteau par son mari, qui se suicide ensuite

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Blessée à l'abdomen, la femme s'est réfugiée chez sa voisine. A ce moment, "les deux femmes entendaient alors un choc sourd et constataient que l'homme venait de se défenestrer" explique le procureur de la République de Nancy François Pérain.

À Nancy, dimanche soir, peu après 20 heures, une jeune femme âgée de 30 ans s'est réfugiée chez sa voisine, expliquant avoir été poignardée par son compagnon. Ce dernier, âgé de 30 ans également, reste seul dans l'appartement avec leur bébé de 12 mois. Selon les premiers éléments, obtenus par BFMTV, il semble qu'il se soit alors donné 18 coups de couteau, avant de se défenestrer.

"La voisine a appelé le 17. Les deux femmes entendaient alors un choc sourd et constataient que l'homme venait de se défenestrer", explique le procureur de la République de Nancy François Pérain dans un communiqué, obtenu par l'Agence France-Presse (AFP).

Le pronostic vital de la femme non engagé

La femme "venait de se faire agresser par son concubin et présentait deux plaies par arme blanche à l'abdomen", détaille-t-il.

Selon nos informations, elle a été sérieusement blessée, et est hospitalisée mais son pronostic vital n'est pas engagé. Ses deux enfants - le bébé et un enfant de 5 ans - sont sains et saufs, et ont été provisoirement placés, d'après l'AFP.

De multiples plaies "peu profondes" par arme blanche au thorax de l'homme mort ont été constatées par le médecin légiste et les policiers ont trouvé dans l'appartement du couple une paire de ciseaux ensanglantée. La police pense pour le moment qu'il se serait automutilé avant de se jeter par la fenêtre. Une autopsie sera effectuée rapidement pour en savoir davantage.

"Aucune plainte ou main courante pour des violences conjugales"

L'homme était semble-t-il inconnu des services de police. Selon les premières recherches, "aucune plainte ou main courante n'avait été déposée par la femme pour des violences conjugales", explique le procureur.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Nancy. François Pérain, a précisé que la femme sera entendue "dès que son état de santé le permettra".

Alexandra Gonzalez avec Salomé Vincendon

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