Opération Mousquetaire: pourquoi l'armée américaine débarque à Calais et Dunkerque la semaine prochaine

il y a 4 mois 2459

Jusqu'à la fin du mois de mars, des dizaines d'hélicoptères et des centaines de soldats vont transiter par Calais et Dunkerque dans le cadre de la relève des forces américaines stationnées en Europe.

J-6 avant le début de l'opération "Mousquetaire". Du 23 février au 31 mars, la France va accueillir une brigade d'aérocombat américaine, soit 56 hélicoptères et 350 soldats. Tous transiteront par le port de Dunkerque et l'aéroport de Calais-Marck.

Relève des forces américaines en Europe

Cette opération intervient "dans le cadre des accords bilatéraux conclus entre les États-Unis et plusieurs pays européens" qui prévoient la présence "des forces de l’armée américaine en permanence sur le territoire européen", indique la préfecture dans un communiqué.

"Tous les neuf mois, les États-Unis procèdent ainsi à la relève de leurs forces stationnées en Europe. L’été dernier, une partie de la relève avait transité par la France", poursuit la préfecture.

Au total, en plus des hélicoptères et des hommes, le débarquement américain comprendra 374 frets roulants, 512 containers, 200 camions et sept trains de marchandises. Les opérations de débarquement et de transit auront lieu au port de Dunkerque, tandis que les opérations aériennes se dérouleront à l'aéroport de Calais.

Soutien des autorités françaises

Pour aider à cette opération qui implique les ministères des Affaires étrangères, des Armées, de l'Intérieur, de la Santé, de la Transition écologique et de l'Economie, la France va participer "au soutien et à la sécurisation de la manoeuvre", précise la préfecture.

Cette opération "illustre le haut niveau des infrastructures aéroportuaires et des acteurs de la logistique en France, et plus particulièrement dans les Hauts-de-France" soulignent les autorités.

Par ailleurs, en raison de l'épidémie de Covid-19, tous les membres de l'armée américaine vont devoir s'isoler pendant 14 jours avant d'arriver sur le territoire. Ils devront également présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions

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