Présidentielle 2022 : le droit d’asile et les mineurs isolés dans le viseur de la candidate Pécresse

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« Il faut que ça s’arrête ! » La candidate à droite à l’élection présidentielle Valérie Pécresse a proposé mercredi de revoir les procédures sur le droit d’asile et la protection des mineurs étrangers isolés qui donne selon elle « lieu à des flux d’immigration incontrôlés ».

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy était en déplacement dans les Alpes-Maritimes, département très à droite et point de passage de milliers migrants, malgré un important et coûteux dispositif policier à la frontière avec l’Italie.

Venue voir des ténors républicains comme le maire de Cannes David Lisnard ou le député Éric Ciotti, avec qui elle s’est rendue à la frontière italienne, elle a justifié l’accent mis sur les restrictions de l’immigration en affirmant que c’était « au cœur de (notre) projet pour remettre de l’ordre ».

À Menton, à la frontière italienne avec @vpecresse. 20 000 migrants ont déjà été interpellés depuis le début de l’année, essentiellement d’Afrique du Nord.

La France n’a plus les moyens de subir l’immigration de masse, il est urgent de la stopper ! pic.twitter.com/8YFzAWBsvp

— Eric Ciotti (@ECiotti) July 28, 2021

« Les problèmes d’intégration sont très importants. Si on veut rester une terre d’asile, ça veut dire des choix et des quotas d’immigration votés chaque année par le Parlement », a-t-elle exposé à la presse. Le maire de Nice, l’ex-LR Christian Estrosi, était quant à lui retenu par d’autres obligations,

« Débouter ceux qui sont là pour abuser de notre droit »

« La loi est mal faite, elle a été modifiée sous François Hollande pour permettre à des pseudo-mineurs de refuser de se soumettre aux tests » de minorité, a-t-elle affirmé. « Vous voyez bien que ça dysfonctionne », a-t-elle ajouté en pointant l’envolée du nombre de mineurs étrangers pris en charge par les Alpes-Maritimes (174 en 2014, 2 683 en 2020, probablement 4 000 d’ici à la fin 2021) et dont « 90 % fuguent ».

En matière d’asile, elle a proposé que les requêtes soient déposées à l’étranger « dans les ambassades ou les consulats » ou, le cas échéant, à la frontière selon une « procédure accélérée » inspirée de la zone d’attente de l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle. Le demandeur serait selon elle placé en centre de rétention, puis renvoyé s’il est débouté : « Ça va vite et ça permet de donner l’asile à ceux qui en ont besoin, et de débouter ceux qui sont là pour abuser de notre droit ».

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