Tests prioritaires et StopCovid: ce que veut vraiment faire le gouvernement

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Contrairement à ce qui a précédemment été avancé, la simple utilisation de StopCovid ne pourra pas suffire pour être testé en priorité.

Une prime à l’utilisation de StopCovid? L’idée, évoquée lors d’un conseil de défense du gouvernement et rapportée ce 15 septembre par l’Opinion, pouvait surprendre. D’après le quotidien, le gouvernement envisage de proposer des tests prioritaires aux utilisateurs de l’application de traçage déployée début juin.

Une piste surprenante, puisque potentiellement illégale, dans la mesure où le consentement à l’utilisation de cette application ne doit pas être influencé par un quelconque avantage. En réalité, l’hypothèse repose uniquement sur le fait de considérer les utilisateurs de StopCovid ayant reçu une alerte comme “cas contact”.

Pas de test prioritaire pour tous les utilisateurs

Selon des sources gouvernementales qu’a pu consulter BFMTV, le projet de l'exécutif est d’aligner le traitement des “cas contact” de StopCovid aux “cas contact” identifiés en dehors de l’application, par les autorités sanitaires.

Actuellement, seuls les “cas contact” identifiés par l’Assurance Maladie sont prioritaires pour effectuer un test, aux côtés des patients ayant développé les symptômes du Covid-19.

Le gouvernement entend traiter de la même façon les “cas contact” notifiés par l’application StopCovid. Il n’est donc pas question de proposer un test prioritaire à tous les utilisateurs de l’application.

Proposée depuis le début de l’été, StopCovid fonctionne grâce au Bluetooth du smartphone pour enregistrer une liste anonymisée des appareils - également équipés de l’application - détectés à moins d’un mètre, pendant plus de quinze minutes. Fin août, le gouvernement faisait état d’un bilan plus que mitigé: l’application n’avait alors été téléchargée que par 2,3 millions de Français, pour seulement 72 alertes envoyées.

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